À chaque année, on me demande de mettre en ligne mon top musical annuel et ce, dès le milieu du mois de novembre. On me demande de produire une liste des sorties métalliques qui m’ont permis de meubler mon temps d’écoute. Une liste des albums les plus puissants, ceux qui m’ont frappé et qui m’ont grandement impressionné, peu importe les raisons.

Et à chaque fois, j’estime que la date est trop hâtive, qu’il y a toujours des sorties d’albums qui se font vers la fin de l’année par des groupes qui veulent créer un dernier effet avant que nous puissions célébrer le Jour de l’An.   

Est-ce que cette année étrange qu’est 2021 est une exception? Pas du tout, étant donné que le 3 décembre dernier, la formation montréalaise Hands of Despair a sorti l’une des dernières grosses galettes de 2021 avec The Crimson Boughs and Other Short Tales.

Si tu as apprécié l’album précédent du nom de Well of the Disquieted, tu risques fortement de tomber sous le charme de celui-ci étant donné que le groupe pousse son death/black metal encore plus loin au niveau de la progression et des transitions.

Si le Opeth des premiers albums te va à ravir, cette troupe d’ici saura remplir tes sessions d’écoute. Imagine l’approche musicale d’Akerfeldt et compagnie mais pour les portions claires des voix, le groupe accueillait Aaron Stainthorpe de My Dying Bride.  Le tout se complète par l’impétuosité d’un Cradle of Filth, le temps de siroter un stout.

Hands of Despair place ses cartes immédiatement avec They Say Their Screams Can Still Be Heard. C’est clair et excessivement limpide. Par la suite, Drowned se veut impétueuse, A Taste for Flesh fait un salut protocolaire à Voïvod et la francophile Hécatombe est à considérer comme étant une macédoine métallique, grâce aux nombreuses composantes métallifères qui habitent cette pièce.

Album massif mais qui ne te perd aucunement, il est à souhaiter que The Crimson Boughs and Other Short Tales puisse sortir en version vinyle, question de l’apprécier encore plus.

www.facebook.com/handsofdespair/