Je fais toujours la lecture de la bio qui accompagne les nouveautés qui me sont offertes. Après tout, il y a quelqu’un qui a été payé pour écrire ça et c’est toujours rempli d’informations pertinentes qui me permettent de vous informer, par la suite. Ce qui a titillé mon intérêt est le fait que ce groupe, du nom de Hellripper, est signé chez Peaceville, ce qui se veut assez rare. Ce label signe très peu de groupes et généralement, Peaceville demeure très sélectif face à ses nouvelles signatures.

Après avoir perdu Bloodbath et Katatonia, je me suis dit que le label avait de la place dans son écurie pour y laisser entrer quelques artistes. C’est à ce moment que je me suis rendu compte que Hellripper est avec Peaceville depuis 2020 et cet album qu’est Warlocks Grim & Withered Hags est le troisième du groupe mais le second sur Peaceville.

Nous venant de l’Écosse, Hellripper est le projet d’un seul homme. Ou garçon? Avec une sonorité antique qui salue amplement le speed et le black metal, nous pouvons vraiment en tirer une certaine satisfaction lors de l’écoute. En plus de la satisfaction auditive, il y a la satisfaction face au créateur de cette sonorité.

Effectivement, si tu es un vieux schnock comme moi, tu casses probablement du sucre sur le dos de la génération Z. En feuilletant le dossier de presse de Hellripper, tu te rends compte que le cerveau du groupe, un certain James McBain, n’a que 27 ans! Tu tombes de ton siège car d’avoir un esprit aussi vieille école chez un jeune homme qui devrait carburer au modernisme se veut totalement étonnant!

Fortement influençable

Ça rentre en cibole! Si le speed metal est ton buzz, que tu as le goût de fraicheur, tu ne perds pas de temps car c’est dans le tapis et ce immédiatement, avec The Nuckelavee. Les comparaisons avec Destruction, Midnight et Toxic Holocaust te viendront en tête et tu continues le périple avec la suivante, I, The Deceiver. Avec mes 48 années bien comptées, j’étais déjà essoufflé!

On prend un break sur la troisième chanson, qui se veut la chanson titre de l’album. L’introduction se veut plus épique, nous avons une montée vers la gloire, un véritable amalgame métallique qui se verse vers un truc plus noirci, touchant le black metal. Pièce massive, tu tends l’oreille attentivement vers la toute fin alors que tu entends une cornemuse bien sentie, qui suit la piste métallique avec brio!

Cet arrangement particulier et cet ajout permet à cette chanson de passer de bonne, à parfaite!  

Ensuite, on reprend avec l’intensité et c’est un groove boogie qui se présente avec Goat Vomit Nightmare. C’est chaleureux mais McBain nous replonge immédiatement dans une cacophonie contrôlée, et l’alternance dans les deux sphères impressionne. La basse se veut agressive sur The Hissing Marshes qui nous remet en oreille un Lemmy de Motörhead qui essaierait de jouer les grandes lignes de Phantom Lord de Metallica. Et jusqu’à la fin de l’album, c’est l’orgie speed métallique, bien noircie et morbide!

Sérieusement, cet album se veut massif! Essayez-le, vous ne serez pas déçu!

Disponible le 17 février sur Peaceville Records.

www.hellripper.com