Tu ne peux tout simplement pas, ne pas aimer Anneke Van Giersbergen. Sa voix est envoutante et sa personnalité, excessivement charmante. Son côté cabotin et sa parcelle flegmatique nous a toujours conquis et ce, depuis quelques décennies.

À l’époque, mon ami Bruno Brideau m’avait prêté une VHS du label Century Media sur laquelle nous pouvions voir le clip de Leaves, de la formation The Gathering. Coup de foudre immédiat face à cette cantatrice à la tignasse rousse et frisée.

J’ai toujours suivi la carrière d’Anneke avec The Gathering et surtout, lorsqu’elle s’est jointe au Devin Townsend Project. Toujours à point et sur la note, ce n’est pas pour rien qu’elle contribue en mode duo avec de nombreux gros canons comme Ayreon et Amorphis.

Lorsqu’elle a ouvert pour Amorphis et Delain en 2019, elle s’est présentée seule sur scène avec sa guitare, en toute vulnérabilité. Son tour de chant se voulait hypnotisant et enjôleur, et c’est ce que nous retrouvons sur son nouvel album, le très dépouillé The Darkest Skies Are The Brightest.

Pas de fling-flang, pas de progression musicale époustouflante. L’accent est plutôt mis sur la voix d’Anneke qui se veut accompagnée par quelques instruments, question de livrer un album où règne la sobriété.

Elle ne tente pas d’atteindre le firmament avec de longues envolées vocales car ce que nous retrouvons sur ce nouvel album est beaucoup plus une collection de chansons pour accompagner ton capuccino du dimanche matin, qu’un amalgame de pièces progressives et métalliques.

Cet album propose une facture beaucoup plus soft rock. C’est un album honnête et mélodieux où la dimension acoustique accompagne vivement la voix d’Anneke.

Disponible le 26 février sur InsideOut Music.

www.annekevangiersbergen.com/