Ceux qui me lisent régulièrement ont sans doute remarqué que je suis moins porté à écrire sur le black metal, cette dimension plus noircie du metal. À la base, je suis un amateur du metal des racines, qui a ensuite muté en thrasher et qui a découvert le death metal. Le black metal m’interpelle quand il me donne la pétoche! Par contre, lorsqu’une formation m’accroche, je ne décroche pas beaucoup! C’est le cas avec le groupe islandais qu’est Forsmán qui, ne me donne pas la pétoche mais me donne plutôt une envie de lever le son, de m’enfermer dans un igloo avec une peau d’ours polaire pour me réchauffer, tout en buvant de l’eau chaude avec un once de gin dedans. Un black metal qui te prend aux tripes et j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec 3 membres du groupe Viktor (V.), Oddur (O.) et Haukur (H.) en relation avec la sortie de leur premier album, Brenndar rústir & fuðrandi fjörur. Entretien avec Forsmán.
La question classique pour commencer : pouvez-vous nous parler de la création de Forsmán? Comment les membres se sont-ils réunis et quelle était la vision originale derrière le groupe?
V. Tout a commencé lorsque notre guitariste, H., et moi nous sommes rencontrés au conservatoire de musique de Reykjavík. Nous portions tous les deux des chandails de groupes de metal et, littéralement, le courant est passé immédiatement. Nous étions dans le même cours de théorie musicale; il étudiait la guitare et moi la basse. Peu de temps après, nous avons commencé à fréquenter les concerts de la scène underground de Reykjavík et nous savions déjà que nous voulions fonder un groupe de black metal. Des formations comme Svartidauði, Misþyrming et Naðra ont eu une énorme influence sur nous lorsque nous avions 14 ou 15 ans. Haukur a ensuite rencontré K. C’est notre ancien batteur et figure de proue du groupe de metal progressif Múr. Il s’est mis à jouer de la batterie avec nous.
Par la suite, il est entré en contact avec O., qu’il connaissait depuis son enfance. C’est autour de septembre 2019 que la formation complète a finalement vu le jour. Nous avons enregistré un EP qui est paru chez Ván Records en 2021. K. a quitté son poste de batteur afin de se consacrer à Múr, mais il apparaît toujours sur l’album, où il assure les parties vocales ainsi que les bruitages. Après son départ de la batterie, nous avons recruté M.S. de Misþyrming, anciennement de Svartidauði, pour jouer avec nous et c’est avec lui que nous avons enregistré ce premier album. Nous ne pourrions pas être plus satisfaits de la manière dont tout s’est déroulé en ce qui concerne cet album.
Le nom Forsmán est intrigant. Que signifie-t-il exactement? Certaines personnes le traduisent par « président » ou « dirigeant ». Que représente ce nom pour vous?
V. Forsmán est un mot fort qui signifie « honte » ou « disgrâce », un sentiment qui, certains jours, peut devenir accablant. C’est la honte et l’embarras que nous éprouvons envers nous-mêmes, envers l’humanité dans son ensemble. En islandais, Forsmán sonne magnifiquement, mais sa définition est extrêmement sombre. Je crois que cela décrit parfaitement notre musique : étouffante et brutale, tout en laissant transparaître, sous le chaos absolu, des éléments de beauté et de douceur.
L’Islande possède une identité culturelle et géographique unique. Le climat, les paysages ou même l’isolement de l’île influencent-ils directement la musique de Forsmán?
V. Le sujet de la « nature islandaise » et de son influence sur la musique m’a toujours fait sourire. Oui, l’Islande possède une nature qui semble venir d’un autre monde. Ce n’est pas tous les jours que l’on prend l’autobus pour aller travailler en voyant, sur sa gauche, un volcan en pleine activité. Surtout durant l’hiver, on a parfois l’impression que les portes de l’enfer sont en train de s’ouvrir. Mais, au fond, je trouve que ce thème de la nature est devenu un cliché. Il détourne l’attention de ce qui constitue réellement l’intégrité musicale et la créativité des artistes islandais. Nous répétons tous dans une zone industrielle située un peu à l’extérieur de Reykjavík. D’une certaine manière, la nature seule ne nous inspire donc pas. Les longs hivers et le climat ont certainement un impact sur notre façon d’être. L’ambiance peut devenir particulièrement sombre.
Cependant, je crois que la véritable raison pour laquelle la musique islandaise possède une telle identité est que notre scène est très petite. Il n’est donc jamais nécessaire de regarder très loin pour constater que le niveau est extrêmement élevé.
Lorsque nous étions plus jeunes, nous passions la majorité de notre temps à assister à des concerts afin de comprendre pourquoi certains groupes fonctionnaient si bien. Nous nous demandions constamment : « Qu’est-ce qui rend ce groupe aussi impressionnant?» C’est un privilège absolu de faire partie d’une scène comme celle de l’Islande.
Votre premier album, Brenndar rústir & fuðrandi fjörur, paraît chez Vesperian et est distribué par Metal Blade. Que représente une telle étape pour un jeune groupe islandais? Considérez-vous cela comme une étape importante dans votre développement?
V. Absolument. Travailler avec Vesperian et Metal Blade est une excellente expérience. Aujourd’hui, attirer l’attention d’un label est devenu de plus en plus difficile, surtout depuis la pandémie. Il s’agit de l’étape la plus importante de notre carrière jusqu’à présent et nous éprouvons une immense gratitude envers Vesperian et Metal Blade de nous avoir accordé leur confiance alors que nous n’avions sorti qu’un seul EP et que nous n’avions encore jamais joué à l’extérieur de l’Islande.
On dit souvent qu’un groupe dispose de toute une vie pour écrire son premier album, mais seulement de quelques années pour composer le second. Ressentez-vous déjà cette pression ou avez-vous déjà beaucoup de nouveau matériel en préparation?
O. Je pense que cette pression vient avant tout de nous-mêmes. Nous avons mis environ cinq ans à écrire cet album et une grande partie de ce temps a été consacrée à développer un son et un style dans lesquels nous avions pleinement confiance pour aller de l’avant. Avec Brenndar rústir & fuðrandi fjörur, je crois sincèrement que nous avons atteint cet objectif. Mais cela a demandé énormément de travail, d’autant plus que chacun d’entre nous participe de manière assez équitable à la composition. Naturellement, beaucoup de matériel n’a finalement pas été retenu pour l’album. En revanche, nous sommes désormais arrivés à un stade où coécrire et enrichir les compositions des autres se fait de façon très naturelle, et j’en suis particulièrement fier. Nous avons déjà composé quelques morceaux pour notre prochaine parution et nous comptons avoir un album entièrement écrit au cours des prochaines années.
La pochette réalisée par Paolo Girardi est remarquable. Comment cette collaboration est-elle née?
O. Son nom est apparu au cours de nos recherches approfondies afin de trouver l’artiste idéal. Nous étions tous admirateurs de ses œuvres précédentes et, lorsque la pochette de Rotting Incarnation of God de Profanatica a été évoquée, nous avons immédiatement été d’accord : c’était la seule personne capable de réaliser ce travail.
Paolo Girardi disposait-il d’une liberté créative totale ou lui avez-vous fourni des directives précises concernant le concept visuel?
O. Nous avions un concept assez précis en tête, mais il y a définitivement ajouté certains éléments qui étaient nécessaires. Je pense qu’il l’a exécuté à la perfection. Ce fut un véritable plaisir de collaborer avec lui.
J’apprécie particulièrement le contraste entre les teintes chaudes et froides de la pochette. Était-ce une demande précise afin de refléter certaines des tensions présentes tout au long de l’album?
V. Oui. Lorsque nous avons communiqué avec Paolo, nous avions déjà une idée, encore assez vague, de ce que nous souhaitions pour la pochette. Elle représente essentiellement les paroles de l’album transposées en peinture. Nous avions également des palettes de couleurs bien précises en tête, auxquelles nous accordions beaucoup d’importance. Déjà sur notre EP, les couleurs dominantes étaient le violet et le bleu. Je trouve que les palettes de couleurs jouent un rôle essentiel lorsqu’il est question d’un album, car chaque ton, chaque couleur et chaque nuance créent une ambiance particulière lorsqu’ils sont réunis. Quand j’écoute l’album, j’ai l’impression que la pochette ressemble exactement à ce que la musique évoque. J’espère que cela fait du sens.
L’album s’ouvre avec Drottinn fyrirgefur allt et plonge immédiatement l’auditeur dans la tempête. Pourquoi avoir choisi de commencer le disque de façon aussi directe et sans compromis?
V. Parce que nous ne sommes pas là pour plaisanter. Nous estimions qu’il était inutile d’offrir à l’auditeur une introduction ou une entrée en matière plus douce afin de lui présenter ce que nous faisons. Nous voulions que l’album débute comme un véritable coup de poing, en plein ventre!
Les différentes approches vocales utilisées tout au long de l’album apportent énormément de profondeur. Était-ce une décision réfléchie dès le départ ou est-ce quelque chose qui s’est développé naturellement pendant l’enregistrement?
O. C’était tout à fait intentionnel. Lorsque nous avons enregistré notre premier mini-album, Dönsum í Logans Ljóma, nous ne pratiquions tous les deux le chant que depuis quelques mois. Notre registre vocal était donc encore assez limité. Il était très important pour nous d’intégrer différentes approches sur cet album, autant dans les voix extrêmes que dans les passages en chant clair. V. a arrangé les parties de chant clair ainsi que les chœurs, et nous avons demandé à Þórhildur, du groupe punk Geðbrigði, d’interpréter les parties vocales féminines. Elle prête également sa voix à la fin de la chanson Drottinn fyrirgefur allt, aux côtés de Halla, du groupe Dánarfregnir. Et si vous écoutez attentivement, vous pourrez même entendre un peu de chant guttural sur la chanson Hræ hins almáttuga.
Vos compositions alternent entre des riffs d’une précision chirurgicale et des passages beaucoup plus lourds et organiques. Est-il important pour vous de ne pas vous imposer de frontières stylistiques?
V. Nous ne voulons pas être un groupe qui a peur d’essayer de nouvelles choses. Cet album nous a demandé environ cinq années de travail, du début jusqu’à la fin. Lorsque nous avons enregistré le mini-album, nous étions tous très jeunes, entre 17 et 22 ans, et nous avions alors une formule assez précise de ce que nous voulions faire. Mais ce sont des années extrêmement formatrices. On apprend énormément, on perd aussi beaucoup de choses en chemin, et tout ce qui se trouve entre les deux. Je crois que la musique mûrit en même temps que les musiciens, et cet album en est le reflet. Nous avons tous évolué à notre manière, autant musicalement que sur le plan personnel. Nous sommes tous des passionnés de metal, mais nous écoutons des styles de musique très variés. Le fait que la plupart d’entre nous aient commencé à jouer du jazz ensemble et à improviser a certainement laissé une empreinte sur notre façon de composer. Les frontières stylistiques sont nécessaires, mais ce qui est le plus intéressant, c’est lorsque des groupes prennent un style qu’ils aiment et le transforment en quelque chose qui leur appartient réellement.
Svartir svanir qui se traduit par « Les cygnes noirs » dégage un profond sentiment de tristesse et de résignation. Cette interprétation est-elle proche de votre intention lorsque vous avez écrit cette pièce?
O. Oui. Cette chanson a été écrite durant une période plutôt difficile de ma vie et elle parle des exclus de notre société, de ces personnes qui passent souvent complètement inaperçues et que l’on choisit d’ignorer.
Les paroles de Svartir svanir occupent-elles une place particulière dans le cadre conceptuel de l’album?
O. D’une certaine façon, oui. Lorsque j’écris des paroles pour Forsmán, mon approche consiste généralement à en faire un exutoire à la colère et à la haine plutôt qu’à la tristesse ou au chagrin. Je crois que les textes de V. reflètent également cette vision. À bien des égards, Svartir svanir se démarque donc un peu des autres morceaux. Cela dit, je pense qu’elle apporte une dimension émotionnelle importante à l’album, une dimension que nous n’aurions probablement pas obtenue si nous étions restés fidèles à notre formule habituelle.

Andvana possède une dimension presque hypnotique, avec une approche qui évoque parfois le drone. Les guitares y sont absolument massives. Comment avez-vous construit cette texture sonore si particulière?
H. Les guitares ont été enregistrées à l’aide d’une Mesa Boogie Dual Rectifier et d’une Mesa Boogie Dual Rectifier Roadster. J’ai utilisé ma ESP LTD Eclipse, équipée d’un micro Seymour Duncan Pegasus, tandis que O. jouait sur sa Gibson SG, si je me souviens bien.
Valdníðsla adopte une approche plus lourde et plus expérimentale. Est-ce une direction que vous aimeriez approfondir à l’avenir?
V. Expérimentale, oui. À l’origine, cette pièce était un projet de composition que j’avais réalisé à l’université. L’exercice consistait à trouver de nouvelles façons d’écrire de la musique. La consigne que j’avais tirée au sort était d’intégrer cinq éléments provenant de cinq albums appartenant à des genres complètement différents. C’est précisément pour cette raison que cette chanson est devenue ce qu’elle est aujourd’hui. Nous ne voulons jamais cesser d’expérimenter. Nous verrons donc où cela nous mènera.
À l’inverse, Kynjamyndir est un véritable déferlement d’agressivité. Comment parvenez-vous à concilier ces deux extrêmes créatifs tout en conservant une identité cohérente?
H. En réalité, Kynjamyndir a été composée à l’envers. Le dernier riff, celui qui possède cette petite touche plus funky, est en fait le premier que j’ai écrit, puis tout le reste s’est construit en remontant jusqu’au début de la chanson. À l’origine, je souhaitais qu’elle soit beaucoup plus longue, mais elle formait un si bon duo avec Lof mér líf þitt að taka que nous avons finalement décidé de la conserver telle que je l’avais présentée.
Plusieurs morceaux donnent l’impression que vous cherchez autant à créer des images mentales que des compositions musicales. Quelle place occupent les arts visuels, la littérature ou les autres disciplines artistiques dans votre processus de création?
V. Absolument. L’art est l’une des rares choses capables de transcender les barrières linguistiques. Lorsque j’écrivais mes parties pour cet album, il m’arrivait souvent de trouver une mélodie sans vraiment comprendre ce qui se passait. Je ressentais simplement, au plus profond de moi, qu’elle était juste. En repensant à l’écriture de morceaux comme Valdníðsla ou Barmafylltar fjöldagrafir, je réalise que leur principal point commun est qu’ils sont nés d’une émotion plutôt que d’un raisonnement. Ce sont des émotions que je suis encore incapable d’exprimer avec des mots, mais que je peux transmettre à travers des mélodies. Je trouve cela assez fascinant.
L’album semble habité par des images de ruines, de décomposition et de transformation. Est-ce un thème central de Forsmán ou simplement une interprétation possible parmi d’autres?
V. Ce n’est pas un thème central de Forsmán en tant que groupe; c’est plutôt un thème propre à cet album. Nous abordons plusieurs sujets différents sur ce disque, mais depuis nos débuts, certains thèmes reviennent constamment : les bas-fonds de l’humanité, la misanthropie et l’hypocrisie.
Dans le black metal contemporain, de nombreux groupes repoussent les limites du genre. Considérez-vous Forsmán comme un groupe de black metal traditionnel ou plutôt comme un projet davantage axé sur une exploration artistique plus vaste?
V. Nous sommes un groupe de black metal. Après, si les gens veulent nous qualifier de groupe contemporain, libre à eux. Cela dit, nous ne faisons pas non plus du black metal dans son sens le plus traditionnel. J’ai énormément d’admiration pour les groupes et les artistes qui repoussent les frontières de leur genre musical. Miles Davis a transformé la musique moderne telle que nous la connaissons avec son album Bitches Brew, paru en 1970. Gorguts a poussé le death metal jusqu’à ses limites avec Obscura. Aujourd’hui, un excellent exemple est Blood Incantation, qui continue d’élargir les horizons du genre avec Absolute Elsewhere.
Les limites sont constamment repoussées depuis des décennies et, d’une manière ou d’une autre, elles continuent encore aujourd’hui de l’être davantage. J’aime tous les albums que je viens de mentionner, chacun pour des raisons différentes. J’y ai puisé certains éléments, certaines idées, une partie de leur philosophie artistique et de leurs techniques de composition, que j’ai ensuite réinterprétés à ma façon, que ce soit pour Forsmán ou pour d’autres projets. Nous avons tous des goûts différents et chacun aborde la composition sous un angle qui lui est propre. Mais, comme O. le disait plus tôt, nous sommes désormais arrivés à un point où nous pouvons tous enrichir les morceaux des autres sans qu’il soit évident de deviner quel membre a composé tel ou tel riff. Il y a une certaine honnêteté à écouter une musique qui refuse de se laisser enfermer dans une seule catégorie.
Nous ne voulons jamais cesser d’essayer de nouvelles choses ni de repousser les limites. Pas pour impressionner les autres. Pour nous-mêmes. Il est arrivé que certains morceaux de l’album soient pratiquement injouables à la vitesse à laquelle ils ont finalement été enregistrés. C’est de cela qu’il est réellement question : se pousser soi-même jusqu’à ses propres limites en tant que musicien.
Le morceau final, Barmafylltar fjöldagrafir, donne l’impression d’une immense porte métallique qui se referme lentement derrière l’auditeur. Était-ce votre intention de conclure l’album sur une impression aussi définitive?
V. Non, ce n’était pas l’intention au départ. En revanche, il s’agit de la toute dernière chanson que nous avons écrite avant d’entrer en studio. J’étais sorti avec des amis lorsqu’une mélodie est restée coincée dans ma tête. Impossible de penser à autre chose. C’était la mélodie du refrain de cette chanson. J’ai quitté mes amis pour rentrer chez moi, et cette soirée s’est rapidement transformée en une longue nuit blanche passée avec ma guitare. C’est l’une de ces chansons qui sont venues tout naturellement. C’est probablement celle dont je suis le plus fier, parce que je n’ai suivi aucune formule particulière. Il n’y avait que moi et ma guitare.
Lorsque je l’ai présentée aux autres, il est rapidement devenu évident qu’elle devait conclure l’album. À mes yeux, cette pièce possède également une dimension symbolique. J’ai traversé des périodes difficiles sur le plan personnel pendant l’écriture de cet album, mais cette chanson a été composée une fois que j’étais entré dans une nouvelle phase de ma vie. Les paroles reflètent d’ailleurs elles aussi cette évolution. Elles racontent l’histoire d’un homme qui s’éveille dans le néant infini de l’espace et observe notre société s’effondrer et s’autodétruire en temps réel.
L’album a reçu un accueil très positif au sein de la scène underground. Avez-vous été surpris par les réactions provenant de l’extérieur de l’Islande?
V. Oui, nous sommes extrêmement heureux de tout ce qui se passe jusqu’à présent. Notre premier concert à l’étranger, au festival Inferno d’Oslo, a été très bien accueilli et nous avons déjà plusieurs projets prévus à l’international pour 2027. Nous éprouvons une immense gratitude envers tous ceux qui nous soutiennent depuis le début ainsi qu’envers les personnes qui attendaient cet album depuis la parution de notre EP. C’est réellement un honneur.
Le public nord-américain a toujours démontré une grande appréciation pour le black metal nordique. Avez-vous déjà reçu des offres ou envisagé une tournée au Canada ou aux États-Unis?
V. Pas encore. Nous aimerions énormément partir en tournée au Canada, ainsi qu’aux États-Unis, bien sûr. Mais les coûts liés aux visas et à toute cette logistique représentent une tout autre histoire…
Le black metal est souvent associé uniquement à la musique, mais dans votre cas, il semble également y avoir une importante dimension artistique et symbolique. Voyez-vous Forsmán simplement comme un groupe ou comme une œuvre artistique plus vaste où le son, l’imagerie et le concept se rejoignent?
V. Avant toute chose, nous sommes un groupe composé de musiciens qui écrivent de la musique. Cela restera toujours notre priorité absolue. Mais sortir un album représente bien davantage que de simplement réunir quelques bonnes chansons. C’est un ensemble. Il existe de nombreux concepts sur lesquels nous travaillons et qui trouvent leur origine dans nos expériences personnelles et nos démarches artistiques individuelles. D’une manière ou d’une autre, ils finissent naturellement par se rattacher à notre musique. C’est un processus tout à fait naturel. En revanche, chaque aspect de cette parution a été soigneusement réfléchi. Chacun d’entre nous a également assumé un rôle qui dépasse la simple création musicale afin de contribuer à la réalisation complète de cet album.
Sur ce, les gars, merci!
Merci à toi!
L’album Brenndar rústir & fuðrandi fjörur est maintenant disponible sur Vesperian/Metal Blade.
Photo : Void Revelations
Laisser un commentaire